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Le parcours des Yungas, une route de la mort en Bolivie

Le 10 avril 2018 par Doc Seven (1 018 vues)

La route des yungas est particulièrement convoitée par les accros de sensations fortes. Comme la piscine du diable, mais dans un tout autre style. Haut perchée dans les Andes boliviennes, la « route de la mort » ne porte pas ce gentil petit sobriquet pour rien. Chaque année, entre 200 et 300 personnes y perdent la vie, ce qui en fait aisément la route la plus dangereuse au monde.

Petit aperçu de la route de la mort, ça donne envie n’est-ce pas ? – Wikimédia Commons

Avec une soixantaine de kilomètres de long, la route de la mort n’est pas bien grande, mais très étroite. Seulement trois mètres de large, autant te dire que le passage est déconseillé aux hummers.
A la moindre gaffe, c’est le crash assuré, des dizaines, voire des centaines de mètres plus bas. Je te rappelle que la route de la mort sillonne les Andes, et qu’elle grimpe parfois à plus de 4 000 mètres d’altitude. Y a de quoi faire niveau précipices et chutes fatales. Et bien sûr, il ne faudra pas compter sur une barrière au bord du chemin pour rattraper ton erreur, ce serait beaucoup trop facile….

Si encore il n’y avait que ça, mais la route de la mort a plus d’une corde à son arc pour te faire mordre la poussière. Des pans entiers du parcours sont quasi constamment recouverts d’un profond brouillard, sans compter la pluie, la poussière et la boue, qui, c’est bien connu, sont toujours les bienvenus quand tu conduis au bord d’un précipice. Sans oublier les éboulements qui sont fréquents… A ce niveau-là, on a presque envie de penser que c’est fait exprès.

Les routiers de la mort, il y en a qui n’ont vraiment peur de rien – suaudau

Et dire qu’ils sont des centaines chaque année à emprunter la route de la mort pour ressentir le frisson du danger. Comme tu l’as vu sur la photo, certains se font la traversée en camion, comme si le chemin n’est pas déjà assez étroit… D’autres sont à vélo : du cyclisme à 4000 mètres d’altitude sur une étroite route boueuse et sans barrière, c’est on ne peut plus logique comme passe-temps. C’est sûr qu’à côté, la soirée monopoly en famille fait moins badass… A moins d’avoir un frère ultra mauvais joueur, aucune chance d’y laisser sa vie. Et ça, ça n’a pas de prix.

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