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Poveglia, récit d’une île maudite par l’Histoire

Le 3 mai 2018 par Doc Seven (898 vues)

Poveglia… Si près de Venise, et pourtant si loin de son romantisme. Sache que si tu préfères les histoires glauques aux romans à l’eau de rose, cette île ne peut que te plaire. Poveglia a vu se dérouler au fil des siècles tant d’horreurs et de drames en tout genre que lui a été collée l’étiquette d’île maudite. Sans surprises au regard de son récit, certains adeptes de paranormal la considèrent comme l’une des îles les plus hantées en Europe.

Elle ne paie pas de mine comme ça, mais quand tu sais ce qu’a vu Poveglia, on rigole moins – Flickr

Déjà sous l’empire romain, le potentiel « malheur et désolation » de Poveglia est bien exploité : l’île sert de dépotoir à pestiférés. Les malades y sont stockés, parce que bon c’est pas très sympa de contaminer les potos.
Pendant un millénaire, Poveglia est abandonnée à son sort, la plupart du temps. Cela fait de nombreuses années qu’elle est déserte jusqu’à ce que rebelote, pour les grandes épidémies de peste du XVIème, l’île fait office de zone de quarantaine. La rumeur court à cette époque que 160 000 malades y ont été enterrés (parfois encore vivants), bazardés dans une fosse commune creusée à la hâte. Oui c’est morbide, mais t’étais prévenu…

Et encore s’il n’y avait que ça ! En 1922, les bâtiments de l’île ont été transformés en un gros asile psychiatrique. Parce que bon faut pas déconner, ils n’allaient pas en faire un parc d’attraction tout de même ! Il fallait bien perpétuer la tradition, assurer à Poveglia podium des îles les plus flippantes de la planète. La légende veut qu’un des médecins de l’asile était un vrai sadique, complètement décalqué du ciboulot, du genre à torturer, tuer, et même bouffer ses patients. Tout ça pour son petit amusement… Alors je veux bien que ça ne soit pas l’éclate tous les jours sur une île peuplée de malades mentaux et de fantômes de pestiférés, autant y a quand même mieux que la torture d’innocents pour passer le temps. Le puzzle, c’est bien aussi. Au final le taré en blouse s’est suicidé, pour s’ajouter à la longue liste des fantômes déjà supposés hanter les lieux.

Un urban à Poveglia c’est tentant, mais interdit, l’île est fermée aux visiteurs – Flickr

De nos jours, comme Hashima, Poveglia est désertée, presque laissée à l’abandon. Tu m’étonnes ! Le gouvernement italien se savait plus quoi en faire, à tel point qu’il l’a mise aux enchères il y a 3 ans. C’est un entrepreneur italien qui s’est offert l’île aux milles horreurs pour un demi-million d’euros. Luigi Brugnaro comptait faire de l’asile en hôtel de luxe, et de l’île, une sorte de Capri de la mer Adriatique… Bref, il n’avait pas bien intégré la thématique historique de Poveglia ce monsieur. Sans trop de surprises, le projet a capoté.
Officiellement en 2017, l’île est interdite aux touristes. Clandestinement, quelques téméraires s’y aventurent toujours, pour s’imprégner des histoires qui flottent dans l’air de Poveglia, et chasser du fantôme au passage.

Livres pour aller plus loin : 
– Les Purificateurs: Episode 1 : L’île Poveglia de Marie d’Ange
Poveglia de Deirdre Gould
– Il respiro di Poveglia (Italien) de Christian Elia

Commentaires - 1 Ajouter un commentaire

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15/10/2018 à 12h35
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Je crois que le grand JD y avait été à Poveglia.