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Le Musée National des phallus

Le 4 octobre 2017 par Doc Seven (1 101 vues)

L’Islande est un pays qui fait rêver. Ses volcans, ses glaciers, ses grottes et ses geysers, il y a tant de choses incroyables à visiter.  Et bien sûr, le clou du spectacle, le Musée National des Phallus à Reykjavík. Peut-être bien le musée le plus fou présenté sur ce site (en compétition avec le Leila’s Hair Museum et le Vent Haven Museum) puisqu’il s’agit tout simplement de la plus grande collection de pénis au monde, 280 spécimens exposés rien que pour le plaisir de vos yeux… coquins !

Une partie de la collection… – Wikimedia Commons

Sérieusement, ça vaut le coup d’y faire un tour pour tous les amateurs du monde animal et d’anatomie. On n’y retrouve pas moins de 93 espèces différentes, de quoi avoir un bon aperçu des différents types d’organes reproducteurs qui se baladent dans la nature… Pour ensuite comparer avec son copain, évidemment. Bon pour pas trop le vexer, évitez de le faire en passant devant le braquemart de baleine bleue, plus imposante pièce de la collection avec ses 170 centimètres pour 70 kilos… Je ne sais pas moi, privilégiez plutôt la comparaison flatteuse avec l’os pénien d’un hamster, qui dépasse à peine les deux millimètres.

Un bâton fabriqué à partir d’un pénis de taureau… – Wikimedia Commons

Tous ces phallus sont bien conservés dans des bocaux de formol, ou simplement séchés, puis accrochés au plafond tels des trophées de chasse. Mais en plus des 280 spécimens de pénis, la collection comprend aussi tout plein de « goodies » autour de ce thème, que ce soit des sculptures à la « gloire » de l’engin ou un abat-jour fait de scrotums de taureaux. Le tout confère au musée une atmosphère, il faut bien l’avouer, assez unique en son genre.

Sigurður Hjartarson, fondateur du musée – Wikimedia Commons

Le but de son fondateur, Sigurður Hjartarson, est limpide : réunir sous le même toit des pénis de tous les mammifères existant en Islande. Même s’il ne va pas laisser passer l’occasion d’ajouter la « seconde trompe » d’un éléphant à sa collection…

Pour Sigurður, la passion du phallus a commencé dès l’enfance. Cette phrase est bizarre, je l’avoue, mais bien vraie. En fait, le petit Sigurður possédait un bâton fait à partir d’un pénis de taureau que son père lui avait fabriqué. Car oui apparemment ça existe des bâtons en bite de taureau, on en apprend tous les jours. Enfin bref, un jour, un ami de la famille lui ramène des phallus de baleine, et c’est à ce moment-là que lui vient l’idée d’entamer une collection.

 

Ce n’est qu’à sa retraite (il était prof d’histoire), des décennies plus tard, que Sigurður Hjartarson décide de faire profiter sa collection à tout le monde.

Le musée des phallus voit donc le jour en 1997, attirant très rapidement plusieurs milliers de curieux par ans. Mais ce n’est qu’en 2011 qu’il va « enfin » accueillir son premier pénis humain. Au départ, quatre généreux donateurs s’étaient portés volontaires… Dont Tom Mitchell, un américain complètement fou qui voulait carrément se faire amputer son membre de son vivant, dans le but de faire d’Elmo (c’est le nom qu’il lui a donné) le pénis le plus connu au monde ! Autant te dire que Sigurður n’a pas donné suite…

C’est Pall Arason, l’islandais parmi les trois autres donateurs, qui sera le premier à rendre l’âme en janvier 2011, et donc à se faire une place de choix au musée des phallus de Reykjavik. Il sera probablement rejoint tôt ou tard par un invité de marque, le pénis de Jonah Falcon, un acteur américain connu pour avoir le plus gros du monde, et qui a accepté d’en faire don après sa mort.

Plaque à l’entrée du musée – Wikimedia Commons

Commentaires - 1 Ajouter un commentaire

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Max
1/11/2017 à 18h34
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Original comme passion !